Atelier de restructuration sur le dispositif « Service à la Communauté (SAC)

Les huit et neuf mai 2018, la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) de l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), en partenariat avec l’Agence des États-Unis pour le développement international /Education et Recherche en Agriculture / (USAID/ERA), a initié un atelier de restructuration sur le dispositif « Service à la Communauté (SAC)». Ainsi, ces 2 jours d’information, organisée à Saly, dans la région de Mbour, ont rassemblé l’ensemble des représentants des directions de l’UVS, composé de professeurs, d’enseignants chercheurs, du personnel administratif et de représentants d’organisations estudiantines des Espaces Numériques Ouverts (ENO) de Diourbel, de Kaolack et de Kolda.

 L’objectif de cet atelier était d’informer les acteurs de l’université sur la nouvelle mission de service à la communauté que leur confère l’Etat du Sénégal pour caractériser leur rôle social et communautaire positif dans leurs zones d’influence, et de définir son cadre d’application. Au sein de l’UVS, le SAC est intégré dans les activités de la DDC. Cet atelier a été l’occasion d’échanges concrets et riches entre l’auditoire et les intervenants-consultants, investis dans la présentation d’un guide national normatif, technique et réglementaire, afin d’assurer l’effectivité de la compréhension et de son intégration dans les activités des universités

Première journée : cadre juridique, rôle et fonctionnement

Sous la Présidence du Professeur Alassane DIOP de la Direction de la Formation et de l’Ingénierie Pédagogique (DFIP), modérateur pour l’occasion de l’atelier, la première journée a été rythmée par les présentations de M. Amadou NDIAYE, consultant auprès de l’USAID/ERA, du guide national sur le SAC, du Docteur Alpha Dia de la Direction des études, de la Recherche et de l’Innovation (DERI), sur l’intégration du SAC au sein du parcours pédagogique de l’étudiant et de Mme DIOP, Chargée de développement et du service à la communauté auprès de la DDC, sur la prise en charge du SAC dans la DDC.

NDIAYE est revenu essentiellement sur une présentation générale du SAC, dans le cadre de son processus d’opérationnalisation. Il a notamment évoqué le cadre juridique dans lequel le SAC évolue, son rôle et ses fondements. L’objectif poursuivi était de familiariser l’audience avec cette notion pour mieux préparer et animer les activités du SAC qui s’expriment selon des principes de solidarité, de sensibilisation et de mobilisation. En effet, ces activités doivent être animées par des améliorations de comportement au sein de la communauté, en accompagnant de manière concrète les processus de mise en œuvre des engagements individuels et collectifs. Selon lui, l’université, de par ses fondements en tant que producteur et diffuseur de savoir, d’une part et d’autre part de par ses engagements scientifiques, techniques, civiques et citoyens, doit savoir parfaitement incarner ce rôle d’animateur social dévoué, humble, utile et respectueux de son milieu.  Dans sa pratique, le SAC doit être valorisé par diverses approches de valorisation des résultats de recherche, du partenariat, de la participation des mouvements associatifs et de méthodes d’apprentissage actif.

Amadou NDIAYE a conclu son intervention sur le mode d’institutionnalisation du SAC au sein de l’université à travers :
– Sa structuration dont la responsabilité stratégique revêt du rectorat ou de la coordination stratégique, en ce qui concerne l’UVS.
– Son mode de financement : dont la ligne budgétaire est inscrite dans celle de l’université, avec la possibilité de faire appel à diverses pistes : Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) des privées et collectivités locales, quote-part des droits d’inscription.
– Sa valorisation, notamment celle de ses acteurs (étudiants, Personnel Enseignant et de Recherche (PER), Personnel administratif, Technique et de Service (PATS).

Pour le Docteur Alpha Dia, plus qu’un projet pédagogique, le SAC est à l’UVS un véritable outil de transformation sociale et économique avec l’ambition de contribuer à satisfaire les besoins des communautés locales et celle d’impacter sur le développement des territoires.

Les ressources humaines dans le réseau des ENO constitueront selon lui un véritable lien avec les communautés. A l’UVS, l’intervention dans le cadre du SAC des enseignants ainsi que celle des étudiants feront l’objet de cours crédités. Ainsi, le SAC devra transparaître dans la poursuite des enseignements sur le terrain, à des fins pédagogiques au bénéfice des populations et dans l’apprentissage pour « rendre les savoirs accessibles à tous et être source d’innovation pour un développement durable ».

Mme Henriette DIOP de la DDC s’est évertuée lors son intervention à rappeler les contextes d’affectation de la SAC aux missions des universités selon le décret de loi et son adaptation dans le guide d’évaluation des Enseignants / chercheurs du CAMES. Selon elle, le SAC repose entre autres, sur des principes et des valeurs de volontariat, d’équité, de patriotisme, d’éthique, de déontologie, de partage, d’engagement et de redevabilité.

Elle a rappelé la possibilité pour le SAC d’être financé par différents partenaires tels que l’amicale du personnel, les associations d’étudiants, des levées de fonds ou des subventions par la création par exemple d’une fondation UVS. Concernant l’intégration du SAC aux parcours de formation proposés par l’UVS, elle partage trois possibilités également évoquées par le Docteur DIA de la DERI, à savoir leur incorporation dans les activités obligatoires dans les curricula (Unité d’Enseignement transversale SAC), les activités proposées par les différents acteurs internes de l’université (Administration, PER, Amicale du Personnel de l’Université virtuelle du Sénégal, étudiants) et les activités proposées par les acteurs externes (communautés, partenaires). Mme DIOP, a rappelé que les activités liées au SAC seront partagées auprès de tous les acteurs et que la DDC réalisera un suivi strict et rigoureux de leurs évolutions afin de s’assurer de leur opérationnalisation avec les communautés visées.

Deuxième journée : ateliers sur la conceptualisation d’activités de service à la communauté

Lors de la seconde journée, les participants ont été divisés en trois groupes pour réaliser dans une ambiance de travail singulière, sur la conceptualisation d’activités envers et avec les communautés vers des actions de SAC.
Chaque groupe s’est attelé avec grand intérêt et assiduité à expérimenter des situations de création et de mise en œuvre d’activités de SAC. Les travaux de restitution ont été réalisé dans le cadre d’une présentation orale de chaque représentant de groupe permettant ainsi à tous de se familiariser avec cette notion qui ouvrira sans nul doute, de nouvelles perspectives dans l’appréhension et éventuellement la conduite de tâches correspondantes.
Le séminaire s’est clôturé dans les jardins du Royal Saly autour de quelques rafraîchissements et dans le cadre d’échanges d’expériences entre participants sur les différents thèmes abordés afin de contribuer à rendre opérationnel ce partage des savoirs ainsi créé.

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